LES RUCHERS D'ARGONNE

Céline GOBIN

Mai 2006

 

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Mardi 2 mai 2006

Matin

11°C

Après-midi

24°C

 

Après un week-end de 3 jours plutôt froid (moins de 13°C l'après-midi) voilà que la chaleur est de retour et l'activité des abeilles aussi.

J'ai passé mon dimanche et mon 1er mai à la préparation d'essaims artificiels et à l'introduction de cellules royales élevées sur des souches "origine Frère Adam". Autant dire que pour moi, ce n'était pas la "Fête du Travail" , ni la cueillette du muguet ! Mais peu importe les cellules royales ne pouvaient pas attendre et de ce fait avec les 2 greffages que j'ai réalisé il y a une dizaine de jours (voir archives du 20 et 22 avril 2006), j'ai pu introduire une cinquantaine de cellules royales dans mes essaims. Il ne me reste plus qu'à patienter une dizaine de jours pour contrôler les fécondations de mes futures reines. Pourvu que le beau temps se maintienne !...

Je suis partie au matin poser les trappes à pollen sur un des deux ruchers où se trouvent les jeunes essaims que j'ai fait fin mars /début avril. L'activité était forte devant les ruches et les butineuses ramenaient de grosses pelotes de pollen de colza du champ situé juste à côté du rucher.

 Pose des trappes à pollen sur les essaims

L'après-midi nous sommes allés, Vincent et moi accompagnés de Daniel, poser les premières hausses de la saison sur 4 ruchers. L'opération prend un peu de temps. Pour chaque colonie, je dois replacer les 2 cires gaufrées de chaque côté du couvain si celles-ci ne sont pas déjà construites et pondues. L'opération faite, je pose ensuite la grille à reine, la hausse et la grille à propolis au dessus de celle-ci.

Pose des hausses 

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Jeudi 4 et vendredi 5 mai 2006

Matin

12°C

Après-midi

25°C

 

Les températures deviennent de plus en plus chaudes et difficiles à supporter surtout dans les ruchers exposés au soleil et à l'abri du vent. Mais bon, on ne va pas se plaindre. Depuis le temps que l'on attendait de la chaleur, cette fois-ci on est servi !

La pose des hausses avance correctement car dans la journée de mercredi, nous avons posé des hausses sur 6 ruchers.

Jeudi avec Daniel, je suis allée préparer des essaims afin de pouvoir introduire des cellules royales qui devaient naître dans la journée. Nous avons fait en tout 25 essaims. Nous avons fini l'après-midi par la pose des hausses sur un rucher.

Vendredi matin, Daniel et moi sommes allés récolter le pollen de colza. Nous avons visité 11 ruchers et la voiture était pleine de pollen.

Récolte du pollen de colza 

Après cette fameuse récolte, Daniel est reparti chez lui, dans l'Yonne, pour un week-end de 3 jours. Un repos bien mérité !

Dans l'après-midi nous avons terminé, Vincent et moi de poser les hausses sur les 2 ruchers restants et récolter le pollen. En fin d'après-midi, en rentrant sur l'exploitation, nous avons placé le pollen dans la chambre froide en attendant de le nettoyer demain.

Apparemment le week-end du 8 mai va ressembler à celui-ci du 1er mai car j'ai 2 séries de cellules royales qui doivent naître samedi et lundi, soit environ une cinquantaine d'essaims à faire. Du travail en perspective, tout ceci en espérant que le temps soit de la partie car ce soir le tonnerre gronde et la pluie a fait son retour.

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Mardi 9 mai 2006

Matin

8°C

Après-midi

10°C

Pluviométrie

50 mm

 

Le week-end a été des plus agréables et ce beau temps m'a donc permis de réaliser 45 essaims artificiels supplémentaires: 25 cellules royales prêtes à naître samedi et 20 lundi.

La journée de mardi fut maussade et froide. Il a plu sans cesse du matin jusqu'au soir. Un temps magnifique pour les escargots, qui étaient de sortie !

 

J'en ai profité le matin pour mettre un peu d'ordre dans toute ma paperasse et courriers en retard. Autant dire que ce genre de chose n'est pas ma tasse de thé, c'est bien parce qu'il pleuvait !

Daniel fut de retour en début d'après-midi et s'est remis au nettoyage des vieux cadres de cire que j'avais retiré de mes ruches lors des visites de printemps. Une fois la vieille cire retirée, ces vieux cadres seront passés au chalumeau sur toutes les faces, les fils retendus et de nouveau cirés avec de la cire gaufrée. Ils retrouveront ainsi une seconde vie.

L'après-midi, j'ai commencé le trempage de mes 200 hausses neuves dans l'huile de lin et l'essence de térébenthine (voir dossier Traitement du bois). Pour que cela aille un peu plus vite, je fais tremper dans 2 toits de ruche, 2 hausses à la fois, un quart d'heure par face.

Trempage des hausses neuves 

Ces hausses étaient stockées avec les cadres non filés à l'intérieur. Donc pendant le trempage de chacune, je file les cadres de hausse.

En fin d'après-midi et toujours sous la pluie, j'ai été livrée de mes 6 nouvelles cuves à sirop. Elles sont impeccables et viennent s'ajouter aux 6 autres cuves à sirop que je possédais déjà.

Livraison des cuves pour le stockage du sirop de nourrissement 

Ces 12 cuves vont me permettre de stocker jusqu'à 17 tonnes de sirop. Je n'ai plus qu'à passer commande le mois prochain car une fois le colza défleurit, les essaims artificiels auront besoin d'un peu de sirop pour stimuler leur développement.

 

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Mercredi 17 mai 2006

Matin

16°C

Après-midi

28°C

 

Je rentre à l'instant d'un petit village situé à 7-8 kilomètres de Contault où j'ai été appelé dans l'après-midi pour récupérer un essaim. Il se trouvait sur la place de la mairie, accroché à la branche d'un arbre. Il était assez gros et valait donc la peine d'être enruché. Je suis donc repartie au soir pour fermer la ruche et la déposer dans un de mes ruchers.

Nous avons trié ce matin le pollen que nous avions récolté la veille. La production de pollen tourne à plein régime. En 4 jours de temps, les tiroirs de certaines ruches étaient pleins. Les abeilles sont comme folles sur les arbustes d'aubépine et ramènent à la ruche de grosses pelotes de pollen ainsi que du nectar.

Nous avons posé les 2e hausse sur certains ruchers mais dans l'ensemble rien ne presse à ce niveau car la quasi totalité des ruches ont été prélevées de 2 à 4 cadres de couvain pour faire les essaims à la vente et les miens fin mars. Mais comme on dit: "On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre". Malgré tous ces prélèvements de cadre de couvain fermé, la production de pollen reste raisonnable.

Pollens destinés aux bourdons conditionnés en sac de 10 kg                    Arbuste d'aubépine 

Mis à part le pollen, la préparation des essaims artificiels avance très bien. Il faut dire qu'à raison de 70 cellules royales prêtes à éclore chaque semaine, le remplissage des ruches avance bon train.

Je viens de prendre une photo ce soir de mon rucher d'élevage qui se situe au fond de mon jardin. Je pensais tourner avec 3 starters comme je l'avais dis il y a quelques semaines. Mais une demande importante en cellules royales prêtes à éclore m'a donc mené à multiplier mon nombre de starters par 2.

Rucher d'élevage 

En partant de la gauche sur la photo du dessus, il y a les 2 ruches origine Frère Adam sur lesquelles je prélève des larves pour les greffages et les 6 autres ruches suivantes sont mes 6 starters. 3 sont réservés pour les reines des essaims à la vente et les 3 autres pour la demande en cellules royales.

Je pense terminer ce week-end de remplir les ruches que les apiculteurs m'avaient déposé sur l'exploitation. Ces essaims seront (si les fécondations se passent bien) prêts pour la mi-juin.

Dans l'après-midi, je me suis rendue avec Daniel sur 2 ruchers où j'avais introduit des cellules royales il y a une quinzaine de jours. Nous avons pu observer que les reines étaient en pleine ponte avec un ou 2 cadres bâtis pondus au carré. Il faut dire que les conditions climatiques que nous avons en ce moment aident à la bonne fécondation des reines. Il n'y a rien de plus gratifiant que de voir ses propres reines pondre. C'est le résultat de 25 jours de patience entre le début du greffage des larves et la ponte de la reine. Un métier de patience !...

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Dimanche 21 mai 2006

Matin

11°C

Après-midi

19
°C

 

Le vent s'est un peu calmé aujourd'hui. Mais nous avons eu de nombreuses rafales de vent et de coup de tonnerre dans l'après-midi de samedi. Le vent a même fait envoler plusieurs toits de ruche sur le rucher d'élevage au fond du jardin. De ce fait j'ai pris la décision de faire le tour de l'ensemble de mes ruchers exposés au vent. Le vent avait retiré un toit et de nombreux tiroirs à pollen étaient tombés à terre.

Vendredi après-midi, nous avons retiré les cellules du starter avec Daniel. Un bon résultat pour ce greffage car sur 28 larves greffées seules 3 ont été refusées. Dans l'ensemble le pourcentage d'acceptation des larves varie de 85 à 100 %, ce qui n'est pas si mal.

Cadre porte-cupule garni de cellules royales 

Autant dire que la couveuse était bien remplie !

Cellules royales en couveuse 

Vu les conditions météorologiques annoncées pour le week-end, j'ai décidé jeudi de préparer mes essaims artificiels avec 2 à 3 jours d'avance. C'est une chose que je n'aime pas faire, que de préparer les essaims artificiels à l'avance car le taux d'acceptation des futures reines est moins bon. Les abeilles de ces essaims ont eu le temps en 2-3 jours de commencer à construire des cellules, qu'elles préfèrent continuer à élever plutôt que de prendre en charge la jeune reine qui vient de naître. Mais je verrais bien ... J'ai eu beau retourner le problème dans tous les sens, il n' y avait que jeudi après-midi pour les préparer. Vendredi et samedi me réservaient une baisse des températures et des rafales de vent à plus de 80 km/h.

Nous avons également récolté le pollen avant les averses annoncées samedi matin. Je dois dire que je surveille toujours de très près l'évolution de la météo car même si les tiroirs à pollen se trouvent bien en dessous de la trappe, il arrive que le pollen soit mouillé si la pluie tombe de travers ou trop fort. Une fois mouillé, le pollen s'agglomère et cela peut engendrer une perte plus ou moins importante de la récolte.

J'ai fini par achever depuis quelques jours le dossier "Pollen" où l'on peut découvrir les différentes variétés  de pollen que je produis, la traçabilité du pollen et la méthode de tri.

J'ai donc repassé mon samedi et dimanche à introduire des cellules royales dans les 45 essaims artificiels que j'avais préparé jeudi. Cela m'apprendra à commencer mes greffages le mercredi et jeudi car les naissances arrivent le week-end ! Mais pendant la saison apicole quand il y a du travail, on oublie les week-ends car l'introduction de cellules royales prêtes à naître n'est pas le genre de chose que l'on peut remettre au lendemain.

Les introductions de cellules ont été plus faciles à réaliser dimanche que samedi car samedi il fallait travailler entre les averses et les rafales de vent, pas facile ...

Dimanche après-midi, le soleil était de retour et le vent faible. En introduisant les cellules dans les essaims restants, j'en ai donc profité pour contrôler les fécondations des reines sur d'autres essaims, Cela correspondait aux cellules royales que j'avais introduit les 4 et 6  mai derniers. Pour les fécondations du 4 mai, le résultat est de 100 % mais pour le 6 mai le résultat chute à 85 %. Mais peu importe, je disposerai dès mardi de cellules royales pour remédier à ce problème. C'est toujours l'idéal de disposer plusieurs fois par semaine de cellules royales car cela permet de réintroduire des cellules sur des essaims où les cellules royales n'ont pas éclos (cela arrive rarement mais peu arriver) ou des reines qui ont été refusées ou mal fécondées. Les essaims ne restent pas ainsi trop longtemps sans reine et j'évite ainsi le dépeuplement de ces petites colonies.

De retour du rucher, j'ai effectué un greffage sur un starter au fond du jardin et contrôler l'acceptation des cupules sur 3 autres starters que je n'avais pas pu contrôler samedi en raison du mauvais temps. Sur les 2 premiers starters, l'acceptation est de 100 % et le 3e 90 %.

Sur une des ruches souches au fond du jardin, j'ai prélevé un cadre de miel pour doser l'humidité du miel de colza qui se trouve dans les hausses. A l'aide de mon réfractomètre numérique, je découvre instantanément le taux d'humidité contenu dans mon miel. Il me suffit juste de déposer une goutte de miel à la tête de l'appareil dans le cercle noir et d'appuyer sur le bouton "Start". L'affichage du taux d'humidité se fait directement et je ne dois donc pas tenir compte de la température de la pièce pour obtenir le taux d'humidité du miel comme pour les réfractomètres ordinaires.

Le réfractomètre numérique affichait 18,6 % d'humidité pour le miel operculé et 19,6 % pour la partie du miel non operculé. Autant dire qu'il va falloir attendre encore un peu pour extraire ce miel de colza, d'autant plus que la semaine n'est pas annoncée très chaude et plus des 3/4 des cadres de hausse ne sont pas encore operculés.
 

Réfractomètre numérique 

Si je dispose de temps dans les prochains jours, je mettrais en ligne ma méthode d'élevage tout en photo en plus de celle que j'ai mis en ligne le 22 avril dernier.

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Mercredi 31 mai 2006

Matin
très nuageux
6
°C

Après-midi
très nuageux
13°C

 

Ce temps de fin mai est réellement catastrophique. Le thermomètre ne dépasse pas les 13°C l'après-midi et en plus du froid, nous avons le droit à de belles rafales de vent de quoi bien refroidir l'atmosphère. Ceci dure déjà depuis 10 jours et freine les activités apicoles. Mais apparemment je pense que cette fois-ci, nous tenons le bon bout car les températures sont annoncées plus clémentes à partir de vendredi.

En fin de semaine dernière, j'ai commencé par ranger la miellerie qui me sert d'atelier hors période d'extraction du miel. Je l'ai lavé à grande eau ainsi que le matériel d'extraction. La miellerie est équipée également d'une chambre chaude qui me permet de stocker mes hausses en attendant de les extraire. Cette pièce se situe derrière la grande porte coulissante au fond à droite sur la photo suivante.

Miellerie prête pour l'extraction du miel 

La chambre chaude est équipée d'un radiateur soufflant, d'un déshudimificateur et également de ventilateurs que je place au dessus de chaque pile de hausses afin que la chaleur puisse circuler dans toutes les hausses.

Ventilateurs installés au dessus des piles de hausse 

Avant l'installation de ce système, avec le radiateur soufflant seules les hausses du haut de la palette étaient chaudes et cela rendait difficile la désoperculation des hausses du bas de la palette.

J'ai retiré les hausses de miel dans 5 ruchers afin de pouvoir transhumer mes ruches sur l'acacia dans la Meuse. Vincent était allé auparavant débroussailler les emplacements avec le tracteur Kubota. Les emplacements sur l'acacia ne se situent pas très loin de chez moi, à une quarantaine de kilomètres tout au plus. C'est pour cela que l'on peut se permettre d'entretenir les emplacements avant les transhumances. Nous en avons donc transhumé une partie avec Vincent jeudi soir afin de pouvoir montrer l'utilisation de la grue à Daniel avant qu'il ne reparte chez lui dans l'Yonne. Puis j'ai transhumé la seconde partie avec Vincent vendredi soir, soit en tout 64 ruches sur l'acacia. La floraison de l'acacia n'était pas encore apparente et j'espère qu'à partir de ce week-end le temps sera plus beau pour que mes abeilles puissent butiner les fleurs d'acacia.

L'utilisation de la grue Easyloader me facilite beaucoup les transhumances. Avec elle, finit le mal de dos ! Elle s'utilise avec une grande facilité et en douceur pour ne pas déranger les abeilles.  Malheureusement j'avais oublié mon appareil photo numérique et donc je ne pourrais donc pas mettre en ligne de suite les photos de la grue. Ce sera pour une autre fois ... Au niveau transhumance des ruches, je n'en suis qu'au début !

Pour chaque transhumance, je déplace mes ruches fermées avec un morceau de mousse. J'utilisais également les autres années les fermetures d'entrée Nicotplast mais elles ont l'inconvénient de se soulever légèrement pendant le chargement des ruches et laissent sortir les abeilles de la ruche. Avec les morceaux de mousse, je ne rencontre plus ce genre de problème.

J'ai continué lundi et mardi avec Vincent à retirer les hausses de miel sur 3 ruchers. Pour transporter les hausses du rucher à l'exploitation, j'utilise le 4x4 Land Rover Defender. J'étais donc partie avec des toits de ruche afin que s'il pleut, l'eau ne tombe pas dans les hausses et augmente l'humidité du miel. Si la pluie arrive, il me suffit juste de recouvrir chaque pile de hausse d'un toit de ruche. Les toits ont donc servi puisque nous avons croisé quelques averses de pluie.

Pour ce qui est de l'humidité du miel, le déshudimificateur et les ventilateurs remplissent bien leur travail car en faisant un échantillon de miel ce matin avec le réfractomètre électronique, le pourcentage d'humidité était de 14,7.

 

Ce qui m'a poussé à faire l'acquisition de ce réfractomètre électronique, c'est d'une part parce qu'il est précis, la lecture est directe mais également parce que chaque année et particulièrement au moment de l'extraction du miel de colza, je me retrouve avec beaucoup de hausses dont les cadres ne sont pas ou peu operculés. De ce fait, je me vois contrainte à extraire mon miel parce que les champs de colza sont défleuris et comme chaque apiculteur le sait bien, il ne faut jamais trop tarder à extraire le miel de colza de peur qu'il ne durcisse dans les hausses. Maintenant avec ce réfractomètre et le déshudimificateur, je n'ai plus de doute sur la teneur en eau de mon miel et donc sur sa conservation dans le temps.

Pour ce qui est de la vente des cellules royales prêtes à éclore, les premières sont parties vendredi. C'est la première année que je produis des cellules royales prêtes à naître et je ne m'attendais pas à une si forte demande.

Pour information une émission sur France 5, appelée "C'est notre affaire", a diffusé le 31 mai 2006 un reportage sur le marché du miel, vous pouvez le consulter sur le net en cliquant ici.

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