LES RUCHERS D'ARGONNE

Céline GOBIN

Février 2007

 

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Samedi 10 février 2007

Matin

5°C 

Après-midi

10
°C

 

La photo en dessous date du week-end dernier. La sortie des crocus nous rappelle que le printemps "n'est peut-être" plus très loin. Les températures sont toujours très douces pour la saison et semblent vouloir rester ainsi durant toute la semaine prochaine. Cette douceur est accompagnée de pluie qui est la bienvenue car les déficits en eau étaient très marqués ces dernières années.

Crocus 

A titre de repère, j'ai fait un calendrier de floraison des différentes variétés florales typiques à notre région. Cela me permet de comparer les différentes années et de constater que pour cette année la floraison du noisetier est en avance de 5 semaines. 2007 commence réellement sous le signe de la douceur comparé à 2006 où l'hiver a été très long et le printemps froid. Ce calendrier de floraison sera disponible dans le menu Dossier.

Lors d'un passage près d'un de mes ruchers, j'ai pris cette photo de peupliers coupés et destinés semble-t-il à la production de contreplaqué.

Peupliers destinés à la fabrication de contreplaqué 

Je suis de passage en ce moment dans mes ruchers pour surveiller l'état des provisions des colonies. Pour cela je soupèse toutes mes ruches une à une et repère les colonies qui ont besoin de candi. Celles-ci se font très rares cette année car il est vrai que je leur ai fourni davantage de sirop. D'un point de vue économique, il est préférable de charger un peu plus les colonies en sirop à l'automne plutôt que de devoir les surveiller de trop près du à un manque de provision. Il est moins coûteux de nourrir au sirop plutôt qu'au candi et en plus on dérange moins les colonies.

J'ai fait une photo qui explique pourquoi à l'automne, je retourne tous mes nourrisseurs après que les abeilles aient descendu tout le sirop. Je place ainsi l'isoruche (voir Les composants de la ruche Dadant 10 cadres) sur la tête des cadres du corps et retourne le nourrisseur par dessus. Lors de mon passage en février pour l'estimation des provisions, si une ruche est jugée trop légère, je n'ai plus qu'à soulever l'isoruche et à placer mon morceau de candi sur le devant de la ruche, là où se trouve la grappe d'abeilles. Le nourrisseur étant creux puisque retourné, le pain de candi d'un kilo est bien recouvert par l'isoruche et le nourrisseur, qui repose, dessus bien à plat. Il n'y a donc pas de toit de travers, ni de courant d'air qui pourrait déranger la colonie. Ce principe est très rapide et ne nécessite pas l'usage de l'enfumoir.

 

Les 6 et 7 février derniers, je me suis rendue aux journées d'étude de l'ANERCEA à Armeau, près d'Auxerre. Ces journées portaient sur la gestion des micro-colonies. L'exposé était présenté par un Ukrainien spécialiste de la question. La photo de gauche présente un modèle de nucléi qui permet de faire féconder 8 reines dans la même ruche. Chaque ruche est divisée en 8 compartiments avec 2 entrées de chaque côté. Chaque unité est établi sur 2 petits cadrons (voir photo en dessous). La photo de droite est la présentation de l'hivernage des nucléi en Ukraine. Chaque micro-colonie est disposée près d'une fenêtre d'un appartement et l'entrée des nucléi est reliée par un tuyau traversant la fenêtre pour permettre aux abeilles de sortir si besoin et à l'air d'être renouvelé. Les caves sont également utilisées pour l'hivernage des colonies. L'hiver étant très rigoureux en Ukraine, ces 2 systèmes permettent donc de perdre moins de colonies durant l'hiver.

           

Mini cadrons des micro-colonies 

L'intervenant a tenu à rappeler l'importance des couleurs de la ruche ainsi que des entrées de celle-ci afin d'éviter la dérive. Pour éviter la dérive de ces ruches composées de 8 nucléi, il faut que la couleur de la ruche soit rouge avec des entrées jaune, bleu ou aluminium ou bien un fond aluminium avec des entrées rouge, bleu ou jaune. Il faut faire en sorte que le contraste soit important entre la couleur de la ruche et les entrées.

L'exposé, sur ces ruches composées de différents compartiments pour nucléi, était vraiment très intéressant. Certaines ruches pouvaient recevoir jusqu'à 36 nucléi, de la folie !!! Il est évident que plus le nucléu est petit, plus il nécessite de surveillance et donc difficile à gérer.

 

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Jeudi 15 février 2007

Matin

1
°C

Après-midi

1
4°C

 

Après la grêle et la pluie (plus de 50 mm) du week-end dernier, voilà que les températures de cet hiver ressemblent à celles d'un début de printemps. L'averse de grêle, que nous avons eu dimanche dernier, fut très impressionnante et j'ai eu peur pour la Kangoo car travaillant à la ferme je n'avais pas la possibilité de la mettre à l'abri. Lorsque l'averse de grêle arriva, il était déjà trop tard pour moi de traverser la cour pour mettre la voiture sous abri. Vu la grosseur des grêlons, il ne faisait pas bon mettre son nez dehors ! Heureusement aucun dégât n'a été constaté.

 

Nous avons commencé la matinée, Vincent et moi, à nous rendre dans la Meuse pour repérer quelques emplacements sur le saule marsault. Un collègue apiculteur amateur nous avait également donné rendez-vous pour nous montrer son terrain qui se situe en bordure de l'Ornain et qui est bien sûr bordé de nombreux saules marsaults.

Arrivée sur place, je n'ai pu que m'empresser de prendre une photo des saules marsaults qui étaient sur cet emplacement. Les bourgeons sont déjà très en avance du aux températures très douces que nous avons en ce moment. Si la météo continue à être aussi clémente, comme cela est annoncé jusqu'en fin de semaine prochaine, je pourrais bien voir fleurir les saules marsaults bien plus tôt que l'année dernière. En consultant les notes que j'avais pris les années passées, en 2004 j'avais vu fleurir les saules le 8 mars. 

Bourgeons de saule marsault 

Par ce magnifique temps, j'ai pu terminer de faire le tour des derniers ruchers et ainsi soupeser les ruches pour voir si les provisions sont encore suffisantes. Quelques ruches ont été nourries avec 1 kg de candi soit en tout environ 25 ruches. Le reste des colonies sont encore très lourdes et ne nécessitent pas d'apport de candi.

La photo de gauche témoigne de l'activité qu'il y avait devant les ruches cet après-midi. Les abeilles pouvaient donc en profiter pour ramener du pollen de noisetier pour leur élevage.

Activité devant la ruche          Abeilles avec pelotes de pollen de noisetier 

J'ai reçu par mail un compte rendu plus complet de la journée portant sur la nosémose organisée par l'ADAEST le 22 janvier dernier (voir archive du 29 janvier 2007). Ce compte rendu est très intéressant car il nous permet de faire une approche des pratiques apicoles en Roumanie.

 

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Mardi 27 février 2007

Matin

5°C

Après-midi

8
°C 

 

Visiblement ce n'était pas la journée à mettre un chat dehors ! La matinée fut très grise mais sans pluie car apparemment la pluie était réservée pour l'après-midi, et quelle pluie !!! De plus le fond de l'air était vraiment très froid du au vent.

En raison du tout début de floraison de quelques saules marsaults, j'ai installé avec Vincent les portoirs et les agglos dans mes 2 nouveaux ruchers situés sur le saule dans la Meuse. Nous avons du faire tout ceci sous une pluie battante pour le premier rucher. Bien sûr arrivés sur le deuxième emplacement, il ne pleuvait plus mais malgré la veste imperméable nos pantalons et côtes de travail étaient bons à être essorés.

Boutons de saule marsault couverts d'eau 

Je vais donc dès demain procéder aux déplacements de 2 ruchers qui ne sont pas situés sur des secteurs à dominance saule pour les mettre sur ces 2 nouveaux ruchers. Vincent a fixé à nouveau la grue sur le 4x4 pour pouvoir déplacer les ruches. Tout ceci nous amène petit à petit au commencement de la nouvelle saison apicole ... Reste maintenant à attendre des températures plus clémentes pour que mes abeilles puissent butiner les saules et revenir avec de belles pelotes de pollen orangé. Les températures devraient approcher les +14°C ce week-end.

J'ai reçu mes nouvelles ruches en plastique Nicotplast et est donc commencé à les préparer. L'assemblage du plancher au corps de ruche est très rapide. Grâce à des clips en plastique (photo en dessous à droite), il est facile de le fixer à la ruche en quelques secondes, contrairement aux fixe-éléments en métal. Ces fixe-éléments obligent l'utilisation d'une visseuse et de prendre les bonnes dimensions pour fixer le plancher au bon endroit pour les ruches en bois. Par contre j'ai choisi de ne pas utiliser les toits en plastique Nicotplast car je crains qu'en tombant à terre, ils ne se cassent. En tout cas, la différence de poids entre une ruche plastique et une ruche bois est vraiment très importante et soulagera le dos de plus d'un apiculteur.

            

Pour l'instant il me reste à les remplir durant la prochaine saison et de voir comment se passe l'hivernage à l'intérieur de cette nouvelle matière. Un vide d'air est prévu pour isoler les colonies contre le froid l'hiver. L'hivernage est le seul point qui me stresse un peu vis-à-vis de ce nouveau produit. Malgré tout j'ai eu de bons retours d'apiculteurs qui utilisent ces ruches en plastique mais en divisible avec des hausses Nicotpast 10 cadres. L'hivernage de leurs colonies s'est bien passé et il note un développement assez précoce au printemps par rapport aux ruches en bois. En tout cas, je ne manquerai pas de vous tenir informer de mon avis sur ces nouvelles ruches plastiques Nicotplast.

 

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