LES RUCHERS D'ARGONNE

Céline GOBIN

Avril 2006

 

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Samedi 1er avril 2006

Matin

10°C

Après-midi

18°C

Pluviométrie

12 mm

 

Apparemment c'est aujourd'hui la dernière journée de la semaine où il fera beau et où je pourrais aller voir mes abeilles. La matinée a été légèrement pluvieuse et l'après-midi fut orageux et parsemé d'averses. J'entendais au loin le grondement du tonnerre mais le soleil fut assez présent pour me laisser travailler au rucher. La soirée fut composée de grosses averses orageuses composées de grêle par moment.

Comme on peut le constater, j'ai fait l'acquisition d'un nouveau pluviomètre sans électronique. Comme cela il n'y aura pas de risque qu'il tombe en panne. Je pense que cette année, il va beaucoup servir car le printemps s'annonce pluvieux.

J'ai profité de l'après-midi pour finir d'introduire les 11 reines "origine Frère Adam" qu'il me restait. Comme je l'ai décrit la veille, je dépose la cage d'introduction avec la reine et les abeilles accompagnatrices sur la tête des cadres de couvain fermé avec un petit morceau de candi.

Pose de la cage d'introduction sur la tête des cadres 

Je recouvre ensuite l'essaim avec le morceau d'isoruche qui dépasse de la surface des cadres de corps (voir archive du 31 mars 2006). La reine est introduite directement en même temps que les cadres de couvain fermé qui viennent d'être prélevés.

J'étais revenue sur le même rucher que la veille pour finir de prélever des cadres de couvain fermé sur la dizaine de ruches qui restaient à prélever. J'étais à l'abri du vent et je dois dire que les rayons du soleil chauffaient très fort. J'en suis même venue à retirer mon polaire que j'avais gardé en dessous de mon voile.

J'ai déposé ces 11 ruches dans un des ruchers où j'avais déjà installé 32 nouveaux essaims artificiels dimanche dernier. Ce rucher a la particularité d'avoir de nouveaux portoirs.

Nouveau portoir 

Ce sont 2 barres de fer de 10 et d'une longueur de 1,5 m soudées ensemble par le milieu de chacune. Ensuite elles sont tordues pour créer un angle et une hauteur au sol de la ruche de 45 cm. Ces portoirs sont individuels donc ils évitent de créer des vibrations aux autres colonies lors des visites. Ils sont très stables et ne se renversent pas. J'en avais fait l'essai sur quelques ruches et les ai laissé ainsi sur ce type de portoir durant toute une année. Le rucher est exposé au vent et les ruches n'ont pas bougé.

Il faut en revanche apporter une petite modification au plancher. Les planchers plastiques Nicotplast sont composés de 4 trous en dessous de celui-ci. Pour pouvoir introduire mon nouveau portoir, je dois élargir ces trous avec un foret de 12.

Perçage au foret 12        Trou élargi 

Pour les 4 bouts de fer qui viennent se mettre dans les trous du plancher, il faut également légèrement les meuler pour éviter d'avoir trop de mal à vouloir les retirer lors des transhumances.

La première année, je n'ai pas fait ce genre de modifications et le jour où il a fallu retirer ces portoirs pour pouvoir transhumer les ruches, j'ai mis beaucoup de trop de temps à vouloir les enlever. Ces modifications ne changent en rien la stabilité de la ruche sur le portoir.

Je suis allée, avec Vincent, faire le tour des ruchers pour récolter le pollen de saule.

Première récolte du pollen de saule 

Nous avons récolté le pollen de saule marsault. Comme je m'y attendais le début de la récolte est "maigre". Les pelotes de pollen sont vraiment petites et les abeilles arrivent à les faire passer au travers du peigne à pollen. Ceci s'explique par le froid que nous avons en ce moment mais aussi le vent. Les abeilles sortent beaucoup moins longtemps pour butiner d'où des pelotes plus petites.

J'espère que le froid ne va pas perdurer. Les colonies sont pourtant très belles mais le froid empêche les abeilles de se donner au maximum.

 

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Jeudi 6 avril 2006

Matin
très nuageux
-1°C

Après-midi
très nuageux
13
°C

 

Depuis le début de la semaine, les températures ont baissé. Fini les 18°C de samedi dernier. Le fond de l'air est vraiment froid et le vent accentue la fraîcheur de l'air.

En raison du froid, je n'ai donc pas pu aller contrôler l'acceptation des 100 reines introduites vendredi et samedi dernier. Je ne veux pas déranger les colonies et refroidir le couvain.

Par contre lundi après-midi, j'ai posé les nourrisseurs sur ces essaims et les ai nourri un peu (l'équivalent d'une grosse assiette). Toutes les reines étaient sorties de leur cage d'introduction, les essaims étaient très calmes et les abeilles ramenaient du pollen (peut-être le signe de l'acceptation des reines).

Malgré le cadre de nourriture que j'avais mis dans chaque ruche, j'ai préféré tout de même les nourrir. Les essaims sont encore petits, ils possèdent pour l'instant très peu de butineuses et la présence de fleurs mellifères est quasi nulle. De plus si la reine est acceptée et pond, il faudra de la nourriture pour les abeilles nourrices qui s'occupent du couvain ouvert.

Le fait d'avoir créer une partition avec l'isoruche (voir archive du 26 mars 2006) était une bonne idée, surtout pour ce printemps car il gèle encore le matin. Pour poser les nourrisseurs, j'ai juste besoin de repousser la partie de l'isoruche qui recouvre l'essaim sur l'autre partie des cadres de corps non occupés de la ruche et poser mon nourrisseur par dessus.

Si les températures ne sont pas plus élevées l'après-midi, j'irai dans les prochains jours contrôler si les essaims ont bien pris le sirop. La non prise de sirop donne toujours une idée s'il y a un problème ou non dans la colonie. En général si les abeilles ne prennent pas le sirop, c'est que la colonie est orpheline et donc que la reine fécondée n'a pas été acceptée.

J'ai nettoyé lundi, le pollen de saule récolté samedi dernier. Je le mets dans la chambre froide, le temps de le nettoyer ainsi les propriétés du pollen sont conservées et le pollen ne s'abîme pas. Car si je laisse du pollen récolté dans les seaux plastiques à l'air libre, il moisit.

Contrôle du nettoyage du pollen 

Pour nettoyer mon pollen, j'utilise un ancien tarare agricole. Il servait auparavant à trier les grains de blé ou autres céréales. Nous avons fait, Vincent et moi, quelques modifications pour arriver à avoir un pollen correctement trié.

Les grilles ont été changées pour s'adapter au calibre des grains de pollen.

Grilles du trieur à pollen 

Un moteur a été posé car tourner la manivelle du tarare, ça use à force ! Pendant ce temps, je peux contrôler si le nettoyage du pollen se fait correctement. Il arrive quelques fois que de petites "bestioles" genre mille pattes ou fourmis tombent dans le pollen trié. Ces petites bêtes sont assez fines, c'est pour cela qu'à l'arrière du tarare, j'ai installé un néon qui me permet de voir plus facile les impuretés qui ne doivent pas se trouver dans le pollen trié.

Le pollen trié tombe directement dans un carton muni d'un sac alimentaire. Je n'ai plus qu'à peser mon carton pour que la contenance fasse 15 kg net. C'est la contenance de chaque carton que je dois respecter pour livrer Pollenergie et ce conditionnement fait partie du cahier des charges.

 

Je reviendrai plus en détail ces prochains jours sur le trieur à pollen et le cahier des charges que je dois respecter pour produire du pollen frais congelé destiné à la consommation humaine. J'essaierai d'illustrer également par des photos le lien Pollen.

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Vendredi 7 et samedi 8 avril 2006

Matin

-1°C

Après-midi

14
°C

 

Le gazon du jardin était recouvert d'un léger givre ce matin. La température commence seulement à être agréable vers 11 h malgré la présence du soleil dès le matin. Dommage qu'il y a toujours ce petit vent du nord qui empêche les températures d'être plus hautes.

L'après-midi fut un peu plus chaud qu'hier. Comme je n'en pouvais plus d'attendre de contrôler l'acceptation de mes 100 reines introduites vendredi et samedi dernier, je me suis rendue sur mes 2 nouveaux ruchers.

Les abeilles étaient très actives et ramenaient de nombreuses pelotes de pollen. Le sirop, que je leur avais distribué lundi dernier, est totalement ou partiellement pris.

Le taux d'acceptation est de 94 % pour les essaims artificiels mais les ruches orphelines, dans lesquelles j'ai introduit des reines fécondées, font baisser ce taux à 92 %. Hélas, il est toujours difficile de faire accepter des reines à ce genre de colonies.

La ponte des reines était déjà bien en place avec la présence d'oeufs et de larves largement répartis sur les cadres bâtis. Il était très agréable de visiter les cadres tant les abeilles étaient calmes sur ces cadres de couvain. En revanche, il était très facile de se rendre compte que les reines avaient été rejetées sur les ruches que j'ouvrais et où les abeilles émettaient ce bruissement typique d'une ruche orpheline avec des abeilles agitées sur les cadres voir même agressives.

J'ai décalé quelques partitions sur certains essaims où les populations se sentaient quelque peu à l'étroit.

La journée de samedi fut réservée à la récolte du pollen de saule. Dans la matinée j'ai visité 9 ruchers et 4 l'après-midi, pour finir la récolte sur les coups de 15 h. Toujours de petits rendements en raison des températures trop fraîches et du vent. J'ai trié et congelé le pollen dès mon arrivée sur l'exploitation. Je ne crois pas que cette année, je vais me casser les reins en portant des cartons de pollen. Mais la saison apicole ne fait que commencer !

Au passage près des ruchers, j'ai pris quelques photos des champs de colza pour juger du stade de développement de ceux-ci. Les pieds de colza sont encore assez petits mais déjà les boutons des fleurs sont bien présents comme le montre la photo de droite. Je ne pense pas les voir fleurir avant la dernière semaine du mois d'avril, à moins que les températures ne remontent très fortement.

Champ de colza              Bouton de fleur de colza 

Les épines, quant à elles, sont en bouton et ne vont pas tarder à s'ouvrir d'ici la fin de la semaine prochaine. Je pourrais dire à ce moment là que la récolte du pollen de saule est terminée pour laisser place à celle du fruitier.

Epines en boutons 

 

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Lundi 10 avril 2006

Matin
très nuageux
5
°C

Après-midi
très nuageux
12
°C

 

Toujours ce vent du Nord qui souffle et rafraîchit l'air. Les travaux aux ruchers sont très limités à cause des températures.

Je suis retournée voir mes 100 essaims dans l'après-midi mais les températures m'ont donc empêché de pouvoir les ouvrir sous peine de refroidir le couvain. Je les ai donc laissé tranquille mais je leur ai tout de même donné du sirop, un fond de nourrisseur 10 cadres. Les essaims prennent très bien le sirop et il faudra, certainement qu'en début de semaine prochaine, reculer la partition d'un cadre pour permettre à la reine de trouver de la place pour pondre.

Je continuerais à les nourrir chaque semaine jusqu'à la floraison des épines et à la rentrée de nectar. Bien sûr si les températures ne remontent pas malgré les floraisons, il faudra tout de même que je les aide un peu avec du sirop.

Voici la photo du portoir seul sur lequel je peux installer une ruche Dadant 10 cadres avec un plateau plastique Nicotplast (voir archive du 1er avril 2006).

Portoir métallique 

Les apiculteurs, ayant réservé des essaims artificiels, sont venus déposer leurs ruches à l'exploitation aujourd'hui et dimanche après-midi.

Contrairement à l'année dernière, les réservations viennent d'apiculteurs de la région, c'est pour cela qu'ils peuvent se permettre de déposer leurs ruches sur l'exploitation pour que je les remplisse directement sans avoir besoin de les transvaser le jour de l'enlèvement.

J'espère pouvoir commencer mon élevage de reines fin avril / début mai en espérant que les températures remontent sérieusement et arrêtent de jouer au yoyo comme c'est le cas en ce moment.

Des ruches et encore des ruches ... 

Il ne me reste plus qu'à préparer toutes ces ruches en vue de la future préparation des essaims artificiels. Pour cela je mets dans chaque ruche: 2 cadres de cire gaufrée qui seront remplacés par 2 cadres de couvain fermé que je prélèverai dans une ruche, 1 cadre de provision, 1 cadre bâti et 1 cire gaufrée.

Aujourd'hui j'en ai préparé une trentaine et il me reste encore du travail devant moi...

Pour en revenir aux pertes hivernales, elles sont estimées cette année à 8 %. De 476 colonies hivernées, il me reste donc 428 colonies. Le nombre total de ruche à l'heure actuelle est de 520 en comptant les essaims artificiels faits fin mars / début avril. La présence de ruches orphelines est relativement faible car le pourcentage est de 2 %. Malgré des températures très froides cet hiver et un printemps frisquet, les colonies sont sorties très belles de l'hiver.

Mon traitement varroa, avec l'Apivar, semble avoir été efficace car je ne vois pas de présence de varroa sur les abeilles, ni d'abeilles aux ailes atrophiées. Le couvain est compact et sain.

Il est bien dommage que je n'ai pas disposé de temps pour faire un contrôle de l'efficacité de l'Apivar en utilisant de l'acide oxalique durant le mois de décembre, période hors couvain. Mais d'après de nombreuses lectures et notamment dans le dernier numéro de "La Santé de l'Abeille" (numéro 212 de mars / avril 2006, page 133), l'Apivar a encore une efficacité de 98 %.

Toutefois j'essaierai bien l'acide oxalique pour le traitement varroa de l'automne prochain surtout pour changer de molécule car cela fait déjà plusieurs années que je traite régulièrement à l'amitraze.

J'ai pu également constater que le compteur de visites a atteint les 1 000 visiteurs en 3 semaines de temps depuis son installation. Je tiens donc à remercier tous les apiculteurs internautes et les internautes passionnés tout comme moi par les abeilles. Je les remercie également pour les nombreux mails de sympathie et l'intérêt qu'ils portent pour le journal.

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Jeudi 20 avril 2006

Matin

3
°C

Après-midi

19
°C

 

Qui aurait cru il y a dix jours que cette semaine serait si belle et surtout si chaude. Nous avons enfin des températures de saison et l'activité des abeilles au rucher bat son plein.

Mon stagiaire, Daniel, est arrivé mardi pour deux mois et demi. Il prépare le BPREA à l'école d'apiculture de Vesoul. Daniel a choisi de venir chez moi pour connaître davantage la transhumance des ruches, l'élevage des reines et la préparation des essaims artificiels.

Mardi matin, j'ai vané le pollen de saule que j'avais récolté durant la semaine avant le week-end de Pâques. Il me semble que ce sera la dernière récolte de pollen de saule vu que les abeilles se tournent maintenant vers les fruitiers et le pissenlit.

Abeilles sur pissenlit 

Mardi après-midi avec Daniel, nous avons nourri les essaims artificiels. Ils se développent bien. Il ne manque plus que la floraison des colzas pour booster encore un peu plus le développement de ces colonies.

Comme la semaine est annoncée belle et chaude, j'ai décidé de commencer mon élevage de reines. Avec Daniel, nous avons préparé mercredi le starter qui recevra le cadre porte-cupules. Pour cela j'ai installé ce week-end dans mon jardin derrière ma maison, les ruches éleveuses et les colonies "origine Frère Adam" sélectionnées pour prélever des larves pour l'élevage des reines. Je ramène chaque année les colonies pour l'élevage dans mon jardin car cela limite le transport des cellules royales lorsque je les transfère dans ma couveuse. Cela m'évite de les transporter en voiture et d'éviter toutes secousses néfastes pour les cellules royales.

Pour préparer mon starter, je procède de la façon suivante: je choisis une colonie très forte en population pour avoir un maximum de nourrices pour élever les futures cellules royales. Sur cette colonie, je mets un corps de ruche séparée par une grille à reine. Dans ce corps de ruche, je remonte tous les cadres de couvain ouvert de la ruche du bas et remplace les espaces vides par des cadres de corps bâtis dans la ruche du bas.

Starter 

Je laisse ainsi la colonie pendant 24 h, le temps que toutes les nourrices remontent s'occuper du couvain ouvert.

Aujourd'hui j'ai donc préparé le starter à recevoir les larves greffées sur le cadre porte-cupules. Pour cela je pose une grille de séparation entre les 2 corps pour faire en sorte que les nourrices ne puissent plus communiquer avec le corps du bas. Cette grille est composée d'un cadre de la dimension de la ruche Dadant 10 cadres et de 2 grilles à propolis de chaque côté. De cette façon la chaleur et l'air peuvent circuler entre les 2 corps et les nourrices restent confinées dans le corps du haut.

Starter avec la grille de séparation 

Dans ce corps je secoue les cadres de couvain ouvert et laisse un espace pour le cadre porte-cupules. Les cadres de couvain ouvert sont placés sur une autre ruche qui prendra en charge ce couvain en attendant de le remettre autour du cadre porte-cupules demain. Je referme le tout et je nourris au sirop. Les nourrices n'ont désormais plus de couvain ouvert à s'occuper et vont petit à petit se sentir orphelines le temps du greffage des larves.

Je n'ai plus qu'à prélever un cadre avec de jeunes larves dans la colonie "origine Frère Adam" située à côté et les greffer dans les cupules Nicotplast.

24 h auparavant, j'avais laissé le cadre porte-cupules pour le faire familiariser aux abeilles. En retirant ce cadre avant de le greffer, j'ai remarqué que les abeilles occupaient les 2 barrettes de cupules. J'ai donc décidé de greffer ces 2 barrettes soit 28 cupules au total. J'ai greffé la première barrette avec un picking chinois et ai fait participer Daniel au greffage de la seconde car il n'avait jamais greffé de larves auparavant.

Apprentissage du greffage 

Le greffage terminé, j'ai remis le cadre porte-cupules dans le starter. J'espère que ce premier greffage portera ses fruits en espérant que les nourrices seront assez nombreuses pour prendre en charge les 28 larves greffées. Je verrais bien demain ...

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Samedi 22 avril 2006

Matin

11°C

Après-midi

20
°C

 

Temps magnifique, un temps rêvé pour chaque apiculteur ! Les abeilles sortent très tôt le matin car nous atteignons déjà les 15°C vers 10 h du matin.

Vendredi matin vers 11 h, je suis allée dans mon jardin contrôler le greffage que j'avais effectué la veille. Résultat: 24 cupules ont été acceptées sur les 28 greffées (voir ma méthode d'élevage des reines plus en détail ici). Un bon score pour un premier greffage. Du coup le même jour, j'ai préparé un starter sur la ruche d'à côté. Mais ayant oublié de mettre mon cadre porte-cupule en familiarisation, je me suis retrouvée avec 18 cupules acceptées sur les 28 greffées. Je pense que le taux d'acceptation a baissé du fait de cet oubli. Il faudra y penser la prochaine fois !

Je pense travailler cette année avec 3 starters. De plus j'ai toute une série de reines à remérer cette année pour ne pas me retrouver avec des "non valeurs" ou de trop fortes pertes hivernales l'année prochaine.

En tout cas, j'espère que les fécondations de reines fonctionneront aussi bien que les greffages. Il faut dire que depuis lundi toutes les conditions météorologiques sont réunies. Il aurait été dommage de ne pas faire de greffages cette semaine.

Nous avons effectué le ramassage du pollen durant toute la journée avec Vincent et Daniel. A ma grande satisfaction et malgré l'avancement dans la saison, c'était bien encore du pollen de saule qui se trouvait dans les trappes.

La production de saule est un peu plus faible cette année. Une légère baisse expliquée par le froid persistant jusqu'au week-end de Pâques.

Cette fois-ci, je pense que ce sera la dernière fois que je récolterais du pollen de saule car à en voir les photos suivantes, les pissenlits et les premières épines parsèment le paysage d'orange et de blanc.

Abeille sur fleur d'épines                     Floraison des pissenlits 

Vendredi après-midi, accompagnée de Daniel, nous avons effectué la distribution de sirop à mes 100 essaims artificiels faits fin mars / début avril. Pour les plus forts, la reine est en train de pondre sur le quatrième cadre bâti et les abeilles étaient en train de bâtir le cinquième cadre. Tous les cadres sont pondus au carré. Dans l'ensemble les essaims se développent bien et sont en moyenne sur 3-4 cadres. J'ai installé de chaque côté du couvain une cire gaufrée pour permettre aux abeilles d'agrandir le nid à couvain.

Sur l'ensemble des essaims, j'ai noté la présence de nectar fraîchement récolté et de beaux cadres de pollen. En retournant les cadres, des gouttes de nectar s'en écoulaient. De ce fait je pense que c'est la dernière fois que je les nourrirais. Les essaims deviennent assez forts pour subvenir aux besoins en nectar et pollen de la colonie.

 

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Mardi 25 avril 2006

Matin

11°C

Après-midi

21
°C

 

Le beau temps se maintient, on peut enfin sortir les T-shirt !

Nous sommes restés à l'exploitation pour remettre un peu d'ordre dans la grange et faire quelques nettoyages.

J'en ai profité pour avancer un peu dans la pose des cires gaufrées sur les cadres de corps car en plus des essaims à la vente, il me faudra aussi des cadres de corps pour remplir les ruches vides qui se trouvent à l'exploitation.

 

En allant chercher les cadres chez Thomas (voir archive du 10 février 2006), je me suis aperçue avec mécontentement que la finition des cadres n'était pas celle que j'attendais. Le pied de chaque cadre avait une finition carrée et non biseautée, ce qui est très gênant pour l'insertion des cadres dans la ruche surtout une fois qu'il y a un peu de cire et de propolis sur les écartements au fond de la ruche.

Je venais de faire de nombreux kilomètres et ne pouvais donc pas faire retour à vide.

Vincent m'a donné un coup de main à scier chaque côté du pied du cadre. Une perte de temps pour rien. Fort heureusement cette modification n'altère en rien la robustesse des cadres.

 

Quand à Daniel, il fut occupé au nettoyage des plaques de fond de plancher. Je ne pense pas réutiliser ces plaques pour l'hivernage prochain car combien de fois ai-je du les ramasser à cause du vent ou du passage de mon "fameux" blaireau ! Je pense les utiliser plutôt pour les essaims artificiels que je fais en début de saison (voir archive du 26 mars 2006), fin mars quand les journées sont encore fraîches. Elles me serviront tout de même comme lange sur certaines ruches pour contrôler l'efficacité des traitements anti-varroa.

 

Je suis allée faire une petite visite dans quelques ruchers pour me rendre compte du développement des colonies et de la construction des 2 cadres de cire gaufrée que j'avais mis en remplacement de 2 cadres de cire noires. Chaque année, lors de la visite de printemps (début avril) et pour chaque colonie, je remplace 2 cadres dont les cires sont les plus vieilles. Ce travail me permet de garder toujours des cadres et des cires pas trop âgés. Je garde ainsi une bonne hygiène de mes ruches et ne me retrouve pas avec des abeilles trop petites à force d'utiliser des vieux cadres de cire.

Ces cadres de cire gaufrée sont en partie construits et j'envisage donc de poser mes hausses en début de semaine prochaine car la météo nous annonce un week-end froid. Donc rien ne sert de poser les hausses de suite si les températures doivent chuter. Cela obligera les colonies à chauffer un trop grand volume pour rien. Je préfère attendre un peu, même si les colzas commencent tout juste à fleurir. 

 

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