LES RUCHERS D'ARGONNE

Céline GOBIN

Mars 2006

 

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Jeudi 2 mars 2006

Matin

-1
°C

Après-midi

5
°C

 

Calme plat en ce moment niveau abeille. Avec le froid et la neige, les activités sont plutôt restreintes.  Nous avons eu ces jours-ci, 5 à 6 cm de neige. Heureusement Météo France annonce un radoucissement pour la fin de la semaine. Peut-être pourrais-je retourner stimuler mes colonies pour la récolte de saule qui approche, vers le 15-20 mars.

Grâce à la neige (il faut voir le bon côté des choses !), j'ai pu faire une petite recherche sur internet à propos de ce fameux champignon appelé métarhizium. En effet grâce à ce champignon, nous pourrons peut-être bientôt traiter nos colonies contre le varroa sans utiliser de produit chimique, voir l'article ici. Il est extrait du site internet Agoravet de l'université de Montréal (l'article est certes petit mais résume bien les choses).

Je mets en ligne également la photo de la pompe à sirop (voir archive du 10 février 2006) achetée chez Thomas.

Pompe à sirop 

L'entraînement de la pompe se fait par un moteur thermique (carburant super sans plomb 95) d'une puissance de 3,5 CV avec une grande capacité horaire. Elle est livrée avec un pistolet distributeur, un tuyau d'aspiration d'1,5 mètres et les raccords. Elle permet une distribution directe depuis la cuve à sirop. Elle pèse 46 kg pour un encombrement de 500 x 400 x 450 mm.

J'ai pris, en plus de la pompe, un tuyau de refoulement de 6 mètres ( diamètre 24 intérieur et 36 extérieur) que je peux raccorder à la pompe et qui me permet de faire le tour du 4x4 pour la distribution de sirop. Car je m'explique, mes ruchers sont disposés soit en forme de U soit en ligne.

Au niveau de la pose des cires sur les cadres de corps, le travail avance.

 

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Samedi 4 mars 2006

Matin

-1°C

Après-midi

5°C

 

Ce matin, je suis partie vers 9 heures pour faire une visite de tous les ruchers. La chaussée était encore par endroit glissante et enneigée. La veille, nous avons eu de la neige et des rafales de vent de 90 kilomètres/h avec de la grêle et de la pluie. J'avais passé une mauvaise nuit car j'étais persuadée qu'avec ce vent quelques toits se seraient envolés. J'imaginais déjà mes abeilles, sans toit, ni isoruche, la tête des cadres à l'air libre.

Rucher "Montco" 

En fait, il n'était rien de tout cela. J'ai observé quelques toits légèrement soulevés mais rien de bien dramatique.

Mon blaireau était de nouveau de retour mais cette fois-ci dans un autre rucher. Les plaques de sous plancher étaient encore une fois à terre, toutes griffées et mordillées. L'hiver commence à se faire long pour nous comme pour ce blaireau.

Le radoucissement annoncé pour ce week-end est repoussé jusqu'à mercredi prochain. J'espère que cette fois-ci, je pourrais retourner stimuler mes colonies. J'avais prévu de participer aux journées ANERCEA les 9 et 10 mars prochains à Surgères, près de La Rochelle. Mais ce seront certainement les deux seules journées de redoux de la semaine alors je compte bien rester à l'exploitation pour m'occuper de mes abeilles. C'est bien dommage car ces journées portaient sur l'organisation de l'élevage dans l' exploitation apicole avec la visite de plusieurs ruchers. Si toutefois un apiculteur lit mon journal et compte participer à ces journées, qu'il pense à moi pour le compte-rendu !

Quand ce n'est pas le vent qui s'en mêle ! Comme le montre la photo du dessous, je suis même allée récupérer une plaque de sous plancher dans un noisetier. Moi qui avait acheté ces plaques pour protéger mes abeilles du froid ... je pense que ce ne fut pas un bon investissement. En effet elles sont beaucoup trop légères et je passe mon temps à les remettre en place. Je pense sincèrement que l'année prochaine, elles resteront à l'exploitation.

L'oeuvre d'un blaireau                      Plaque de sous plancher dans un noisetier 

J'ai reçu, dans ma boîte aux lettres, le règlement d'Ickowicz pour la poudre de pollen que je leur ai fourni. Cette poudre est le résidu du tri du pollen frais que je récolte. Toutes les micros pelotes de pollen constituent cette poudre.  Elle permet aux apiculteurs de pouvoir stimuler leurs colonies au printemps. Pour cela, il faut mélanger cette poudre de pollen à du miel et dépose ce pain de pollen au dessus de la grappe d'abeilles (comme pour le pain de candi). J'essaierai d'en faire un dossier, durant la saison de récolte, pour illustrer mes propos.

Personnellement, je n'utilise plus cette poudre de pollen au printemps pour stimuler les colonies. Comme je produis du pollen de saule tôt dans la saison (mi mars), j'en ai fait l'expérience une année au début de la récolte du saule. J'avais déposé, quelques jours avant, mes pains de pollen au dessus des abeilles et me suis retrouvée avec des abeilles pas bien "pressées" d'aller récolter le pollen de saule. Comme elles disposaient de cet apport de pollen, elles n'allaient pas butiner activement les fleurs de saule et j'ai donc pu constater une baisse de la production.

Toutefois, je pense que cela reste un bon produit pour les apiculteurs qui veulent stimuler leurs colonies mais qui ne pratiquent pas très tôt la récolte du pollen. Cela reste un apport naturel pour la colonie.

J'ai oublié de signaler le passage de nombreuses grues cendrées au dessus des ruchers et de mon habitation. Peut-être un signe que le printemps n'est plus si loin ... En effet comme une partie des ruchers se trouvent du côté de l'Argonne, je suis amenée à croiser ces oiseaux puisque l'Argonne est composé de nombreux étangs. Lors de leurs migrations, elles aiment à venir se reposer près de ces étangs. Malheureusement leur vue ne ravie pas les agriculteurs car ces volatiles apprécient tout particulièrement les champs d'orge fraîchement semés. Elles font de gros dégâts et les parcelles doivent être resemées. Pour en savoir plus sur cet oiseau, cliquer ici.

Grue cendrée 

 

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Mercredi 8 mars 2006

Matin

3
°C

Après-midi

11°C

Pluviométrie

13 mm

 

La matinée a été marquée par de nombreuses averses et un brouillard très épais. J'étais à l'atelier en train de cirer mes cadres de corps et me demandait bien si je pourrais aller voir mes abeilles cet après-midi. Le temps de ce matin était des plus déprimants. Malgré cela, j'ai ciré une centaine de cadres. Comme les jours derniers étaient aussi catastrophiques niveau météo (pluie, neige, froid), cela m'a permis d'avancer un peu dans la pose des cires sur les cadres de corps (il faut voir le bon côté des choses !).

La pluie s'est enfin calmée sur les coups de 14h et ceci jusque 17h. Cela m'a permis de me rendre dans mes ruchers, avec l'aide de Vincent, pour stimuler les colonies en vue de la production de pollen de saule. Comme d'habitude, je leur dépose à chacune un pain de candi d'environ 500g sur la tête des cadres. L'opération était plus facile cette fois-ci car les nourrisseurs étaient déjà retournés (voir archives des 16 et 17 février 2006). Il suffisait juste de soulever l'isoruche et d'enfumer un peu pour y déposer le candi. L'état des colonies était satisfaisant. La grappe d'abeilles occupe entre 6 et 7 cadres voir la totalité sur quelques colonies d'exception. Les colonies plus faibles se font très rares.

Sur cette accalmie de 3h, nous avons visité 4 ruchers et stimulé 134 colonies. Nous avons ramené une seule ruche morte ce qui amène le pourcentage de perte à 5,2 %.

Le vent, qui soufflait à 60 km/h, ne manquait pas de faire tourner les éoliennes implantées près de mes ruchers. En effet comme le montre la carte, Contault est situé entre deux parcs éoliens (représentés par des croix sur la carte).

 

Le premier fut construit en avril 2005, compte 25 éoliennes et se situe sur les communes de Somme-Yèvre, Noirlieu et Epense. Le second vu le jour en juin 2005, compte 23 éoliennes sur les communes de Saint Amand sur Fion, Vanault le Châtel, Lisse en Champagne et Bassu (voir l'article de L'Union du 4 juin 2005 ici). Mais la toute première éolienne construite dans la Marne est sur la commune de la Chaussée sur Marne, sur l'axe Châlons en Champagne / Vitry le François (N 44). Ce site compte actuellement 5 éoliennes.

Le temps, annoncé pour demain, me permettra certainement de retourner aux ruchers. La suite demain ...

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Jeudi 9 mars 2006

Matin

9
°C

Après-midi

12
°C

Pluviométrie

2 mm

 

La météo fut très clémente à commencer par la matinée qui fut très douce. Grâce aux 9°C, nous avons pu, Vincent et moi, visiter 3 ruchers au matin. Les abeilles étaient très calmes et la température n'a fait que de grimper pour atteindre les 12°C en début d'après-midi. C'était un avant goût du printemps.

Dans l'après-midi, nous avons eu droit à quelques apparitions du soleil pendant lesquelles les abeilles s'en donnaient à coeur joie pour faire un petit vol de propreté et ramener de l'eau à la colonie. La pluie n'a fait son apparition qu'en fin d'après-midi.

Activité devant les ruches 

Cela faisait un bout de temps que je n'avais plu entendu mes abeilles bourdonner et voler. Depuis novembre, elles n'ont pas eu beaucoup de journées pour se dégourdir les ailes.

Nous avons visité en tout 313 colonies et déposé un pain de candi de 500g à chacune pour stimuler les colonies en vue de la floraison du saule marsault.

Les colonies sont d'un très bel aspect comme le montre la photo du dessous. Elles ressemblent en grande majorité à celle-ci. Les abeilles sont vigoureuses et occupent bien les cadres. J'en ai même visité une et ai observé la présence de couvain fermé en petite plaque.

Aspect des colonies 

Nous avons ramené 4 colonies mortes ce qui ramène le pourcentage de perte à 6,1 %. Pourcentage raisonnable.

J'ai donc fini de stimuler mes colonies avant la pose des trappes à pollen vers le 15-20 mars. Je vais m'affairer au nettoyage des ruches mortes que nous venons de ramener ainsi que le nettoyage des trappes à pollen. Car comme le montre la photo du dessous, les bourgeons de saule marsault se sont nettement développés depuis début février (voir archive du 7 février 2006). La météo nous annonce même de très belles températures pour le milieu de la semaine prochaine.

Mais avant la pose des trappes à pollen, il faudra procéder au nettoyage des planchers pour éviter que les impuretés ne tombent dans les tiroirs des trappes à pollen. Bref, du travail à venir !

Bourgeons de saule en développement 

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Lundi 13 mars 2006

Matin

-5°C

Après-midi

4
°C

 

La météo s'est encore une fois trompée. Les températures douces annoncées pour cette semaine sont reportées pour la fin de cette semaine. Ce mois de mars en vraiment très froid, j'espère que les températures vont un peu remontées car l'hiver commence à être long et cela joue aussi sur le moral. Les jours qui viennent sont annoncées encore très froid avec beaucoup de gelée au matin. A part cela il fait un soleil magnifique mais le fond de l'air est vraiment glacial. Dans le fond, j'ai bien fait de ne pas participer aux journées de l' ANERCEA (les 9 et 10 mars derniers à Surgères, près de La Rochelle). C'étaient les deux seules journées douces de la semaine dernière où j'ai pu stimuler mes colonies en vue de la récolte de pollen de saule marsault. Ce n'est certainement pas cette semaine que j'aurais pu me permettre de les ouvrir.

Profitant de ce froid et ne pouvant donc pas me rendre à mes abeilles, j'ai donc décidé de commencer à préparer mes ruches en vue de l'arrivée (début avril) de mes 100 reines fécondées origine Frère Adam. J'ai commandé ces reines en vue de compenser les pertes hivernales mais aussi pour agrandir un peu le cheptel. Ces reines viennent du Rucher de l'Escoutay à Montélimar. Je commande chez eux chaque année et suis satisfaite de la qualité de leurs reines.

Pour préparer ces ruches, je m'y prends de la manière suivante: en rive j'introduis un cadre de provision.

En rive, cadre de provision  

Ensuite j'introduis 9 cadres de cire gaufrée pour compléter la ruche.

Ruche complétée avec 9 cadres de cire gaufrée 

Je n'ai plus qu'à mettre l'isoruche au dessus des cadres de corps et le nourrisseur retourné. Je retourne le nourrisseur car lorsque j'introduis une reine fécondée, je dépose la cage à reine au dessus de la tête des cadres (entre 2 cadres) et j'ajoute un morceau de candi pour favoriser l'acceptation de celle-ci. Le nourrisseur retourné permet de ne pas écraser la cage à reine et le candi et ainsi la ruche est fermée hermétiquement.

Nourrisseur bois retourné 

Je procède de cette façon chaque année quand je reçois mes reines fécondées début avril. Le cadre de provision sert de réserve de nourriture. Les 2 cadres de cire gaufrée, qui suivent le cadre de provision, seront échangés avec 2 cadres de couvain fermé avec abeilles et le reste des cadres (7 cadres de cire gaufrée) seront construits par les abeilles de ce nouvel essaim. Je suis étonnée chaque année du développement si rapide de ces colonies. Les reines pondent à une si grande vitesse que ces colonies sont capables de produire une à deux hausses de colza dès la première année.

En tout j'ai préparé 33 ruches et je compte dès demain commencer le nettoyage de mes trappes à pollen.

 

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Mardi 14 mars 2006

Matin

-4°C

Après-midi

8
°C

 

Les températures sont toujours aussi glaciales. Nous avons eu la chance que le vent s'est calmé un peu. Du coup le fond de l'air était un peu moins froid l'après-midi. Les abeilles du voisin venaient même tourner autour de la maison pour butiner les crocus.

J'ai consulté les prévisions à long terme et Météo France confirme la présence du froid en début de semaine prochaine. Pas de hausses des températures pour la semaine à venir, c'est désespérant ! J'espérons que Météo France se trompe et que la chaleur revienne.

Etant donné que les températures étaient si froides, je n'ai donc pas pu commencer à nettoyer mes trappes à pollen comme convenu. Le compteur électrique de l'exploitation était en EJP. Cela signifie que l'électricité me coûte dix fois plus cher qu'en temps normal. Pour nettoyer mes trappes, j'utilise un compresseur d'air qui tourne quasi en continu et qui consomme bien évidemment de l'électricité.

Le système EJP consiste à freiner les consommations d'électricité par zone sur la France entière. La France est donc découpée en 3 zones: zone Ouest, PACA et Est. Ainsi EDF peut faire face à une demande accrue d'électricité et ainsi réguler l'offre et la demande. Fort heureusement pour moi, c'était le dernier jour de l'année sur les 22 écoulés. Sur le site d'EDF (ici), je peux avoir les prévisions pour le lendemain et les jours à venir, celles-ci me permettent d'organiser mon travail.

J'ai tout de même descendu les trappes à pollen du grenier de la grange où elles sont stockées pendant l'hiver.

Des trappes à pollen et encore des trappes à pollen ... 

Je pense commencer ce travail dès jeudi matin, les jours en EJP ne seront plus là pour changer mes programmes.

J'ai donc occupé ma journée à préparer mes ruches en vue de l'arrivée de mes 100 reines fécondées fin mars / début avril (voir archive du 13 mars 2006). J'ai en préparé 30 ce qui amène le nombre de ruches préparées à 63.

Ruches prêtes à recevoir les reines fécondées 

Mes palettes de cadres de corps cirés "fondent" à vue d'oeil étant donné que pour chaque ruche, il me faut 9 cadres de corps cirés.

Pour l'instant ces ruches sont stockées dans une remorque agricole au fond de la grange ceci pour éviter de perte de la place pour travailler. Car entre les trappes à pollen à nettoyer et les cadres de corps à cirer, la grange est bien occupée en ce moment. Vivement le redoux pour pouvoir libérer de la place dans la grange.

En complément de mon compte rendu sur les journées Guth à Paris (voir archive du 12 février 2006), je mets en ligne également le compte rendu de ces 2 journées paru dans L'Abeille de France  (Première partie et Deuxième partie).

 

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Jeudi 16 et vendredi 17 mars 2006

Matin

-2°C

Après-midi

8
°C

 

Comme on dit chez nous : "Il fait un froid de canard !". La météo à long terme annonce un redoux dans le milieu de la semaine prochaine. Pas de quoi trop nous réchauffer, car les moyennes ne seront que de 10 / 11°C l'après-midi. Le soleil est vraiment bien présent mais le vent est fort et fait baisser les températures.

Voyant les températures dégringoler, j'ai téléphoné jeudi matin au Rucher de l'Escoutay pour avoir des nouvelles sur mon futur arrivage de reines. Je devrais normalement les recevoir aux environs du 3 avril. Je m'inquiète beaucoup sur la présence de couvain dans mes colonies. Avec ce froid, je me demande si les reines ont bien repris leur ponte. Quand les reines arriveront, il me faudra de belles plaques de couvain pour les introduire. Ce froid me stresse énormément. J'espère qu'il ne nous retardera pas trop la saison apicole et surtout l'élevage des reines prévu pour la mi-avril.

En attendant, je suis affairée à nettoyer mes trappes à pollen qui me tardent de poser ces prochains jours. Les matinées sont plutôt fraîches dans la grange et même avec des gants et un bonnet, j'ai du mal à me réchauffer.

Je nettoie les trappes à pollen à l'aide d'une soufflette branchée à un compresseur d'air. Ce nettoyage me permet de contrôler l'état des trappes et de retirer la poussière sur celles-ci. Il ne faut pas oublier que les pollens, que je récolte, sont destinés à la consommation humaine donc les trappes doivent être propres avant de les poser. Si je ne les nettoie pas cela me donnerait l'impression de mettre du miel dans un fût non lavé (chose que je ne pourrais pas faire).

Je vérifie les points suivants (voir détail de la trappe à pollen ici):

                        - la propreté du tiroir car il reste quelques fois des résidus de pollen séché.

Nettoyage des tiroirs à pollen 

                        - le fil d'attache qui me permet d'attacher la trappe à pollen à mes ruches. Si le fil est cassé, je le remplace au besoin avec du fil d'électricien récupéré.

                        - le trou à faux-bourdon. Je vérifie s'il n'est pas bouché.

                        - la propreté du peigne à pollen, voir si quelques trous ne sont pas bouchés par de la propolis (ce qui est rare avec des reines origine Frère Adam mais cela arrive quelques fois). Pour cela j'utilise l'outil suivant (photo de gauche) qui est du même diamètre des trous du peigne. Je continue par la suite à souffler la partie supérieure de la trappe pour retirer les différentes poussières.

                    Nettoyage des peignes à pollen 

                        - la réduction d'entrée. Je vérifie si elle est bien présente. En début de saison, elle a son importance car elle empêche les souris de se glisser contre le peigne à pollen, là où elles peuvent être au chaud durant la nuit. La chaleur de la ruche s'émane du peigne à pollen et sert de bouche de chaleur pour les souris. Une fois contre le peigne elles font leurs besoins, qui tombent dans le tiroir, sur le pollen. Question hygiène, c'est pas génial donc mieux vaut ne pas oublier les réductions d'entrée surtout si le pollen est destiné à la consommation humaine comme le saule marsault ou le fruitier. Par la suite en milieu de saison, je les retire car les températures extérieures sont plus élevées la nuit et les souris ne viennent plus.

Réduction d'entrée pour trappe à pollen 

Sur ces deux journées, j'ai nettoyé les trappes à pollen. Les points vérifiés ne seront plus à faire au rucher, là où on n'a pas forcément le matériel adéquat pour les contrôler.

Il me reste encore quelques trappes à nettoyer. Je le ferais dans les prochains jours et si le temps le permet, j'irais peut-être nettoyé quelques planchers ce week-end.

 

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Samedi 18 mars 2006

Matin

1°C

Après-midi

10
°C

 

Les températures ont l'air de vouloir remonter un peu. Nous n'avons pas eu de gelée ce matin, cela faisait longtemps ... Du coup les températures remontent plus rapidement dans la matinée, nous amenant à des après-midi bien ensoleillés et un peu plus chauds. Le seul petit inconvénient, c'est le vent qui souffle assez fort depuis deux jours. Sans lui la chaleur se ferait mieux sentir.

J'ai commencé la matinée par les trappes à pollen qui restaient à nettoyer dans la grange.

Je suis allée en milieu d'après-midi dans un rucher pour y nettoyer les planchers plastiques. Les abeilles sortaient nombreuses des ruches et ramenaient de grosses pelotes de pollen jaune clair, peut-être du noisetier. Le fait que je travaille sur les ruches n'avait pas l'air de beaucoup les déranger. Les abeilles étaient très calmes et surtout très occupées à récolter les premiers pollens. 

Les planchers doivent être impérativement propres avant la pose des trappes à pollen. Sinon les déchets du plancher vont se retrouver dans le tiroir à pollen et cela me donnera davantage de travail à nettoyer le pollen.

J'ai du commencer ce travail seule car Vincent était occupé à semer de l'orge dans ses champs. J'avoue que, seule, ce travail est très physique. Il faut retirer les fixe-éléments du plancher plastique, soulever la ruche et la poser sur le portoir à côté de son plancher. Les ruches à cette époque sont encore très lourdes.

Le plancher retiré, j'utilise une petite balayette pour retirer les abeilles mortes sur le plancher. Une fois le plancher propre, je répands à l'aide du petit pulvérisateur ci-dessous de l'eau de Javel mélangé à de l'eau. Le mélange est le suivant: 250 ml d'eau de Javel pure pour 5 litres d'eau.

Pulvérisateur 

Le plancher est ainsi désinfecté et propre. Une fois pulvérisé, je secoue le plancher pour éliminer le maximum de résidu d'eau et le remet en place sous la ruche. L'eau de Javel ne dérange en rien les abeilles et ainsi j'évite de leur propager des maladies.

Plancher nettoyé et désinfecté à l'eau de Javel 

Etant donné que j'étais seule, ce travail n'avance pas bien vite et du coup je n'ai fait qu'un seul rucher dans l'après-midi, soit 31 ruches. En plus, le créneau horaire est assez limité car à partir de 17h, les températures commencent à baisser. J'espère pouvoir continuer ceci demain après-midi.

Pour me rassurer un peu au niveau de la date de la production de saule, j'ai regardé les historiques des cahiers d'élevage des années 2004 et 2005. 2004 nous a fait bénéficié d'un printemps précoce, puisque j'avais commencé à récolter du pollen de saule à la date du 17 mars. Mais pour 2005, je n'ai commencé la production que le 21 mars. Donc dans l'ensemble je ne suis pas encore trop en retard par rapport aux autres années. Je verrais bien dimanche soir au JT de 20 h ce que la météo nous annonce pour la semaine prochaine (des températures plus élevées, j'espère !).

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Dimanche 19 mars 2006

Matin

-1
°C

Après-midi

13°C

 

Journée des plus agréables. Il en faudrait des comme celle-ci tous les jours ! Il a gelé légèrement ce matin pour laisser ensuite la place à un beau soleil avec très peu de vent. Du coup la température a bien remonté pour atteindre les 13°C dans l'après-midi. La combinaison était presque difficile à supporter. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu aussi chaud. Il faut dire que le rucher était à l'abri du vent.

J'en ai profité pour nettoyer des planchers dans un rucher non loin de Contault. Arrivée dans le rucher, j'étais forcée de constater que les abeilles étaient déjà bien au travail. L'activité devant les ruches était encore plus forte qu'hier après-midi.

Rentrée de pollen                     Belles pelotes de pollen 

J'ai nettoyé et désinfecté 36 planchers de ruche et j'ai contrôlé également sur certaines ruches la prise de candi. Le candi est soit totalement consommé ou en cours de consommation (voir archives des 8 et 9 mars 2006).

Je suis très satisfaite du candi que j'ai acheté chez Api Alsace Distribution. Il me semble de meilleure qualité que l'Apifonda que je prenais avant. Il reste beaucoup plus moelleux dans le temps et est donc plus facile à consommer pour les abeilles.

Si le temps le permet demain, j'essaierai de contrôler la présence de couvain sur plusieurs ruches.

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Lundi 20 mars 2006

Matin

4°C

Après-midi

16°C

 

Températures printanières avec le soleil en moins. En effet le soleil a fait de très brèves apparitions. Peu importe, le temps était vraiment agréable mais la pluie a fait son apparition en fin d'après-midi.

J'ai commencé ma matinée par finir de nettoyer mes trappes à pollen. Il n'en restait que 72. Il ne me restait plus qu'une trentaine de trappes à nettoyer quand le compresseur d'air a  commencé à faire un bruit étrange. Il faut dire qu'il commençait à faire des bruits bizarres depuis deux jours mais pas moyen de savoir d'où ça pouvait bien venir ... Apparemment soit la courroie d'entraînement du moteur est trop détendue, soit la poulie est bonne à changer. Je remettrais cela dans les mains de mon mari car en matière de mécanique, j'avoue que je n'excelle pas dans ce domaine !

J'ai donc fini par nettoyer le restant de trappes au lève-cadre pour les tiroirs et les peignes. Mes trappes à pollen sont donc prêtes et attendent impatiemment la floraison des saules marsaults.

Je me suis rendue en tout début d'après-midi vers 13h30 sur un de mes ruchers, non loin des éoliennes près de Noirlieu. L'activité des abeilles se voyait 100 mètres avant l'arrivée sur le rucher même. Elles faisaient de nombreuses allées et venues, les pattes chargées de pollen de noisetier.

J'ai nettoyé 36 planchers et ai fait la visite de 3 colonies. Les cadres de couvain sont déjà bien présents. En moyenne, il y a 3 cadres de couvain avec présence de larves et d'oeufs autour du couvain fermé. Je ne pensais pas voir de si beaux cadres de couvain avec le froid que nous avons eu jusqu'ici. On peut même observer, sur la photo, la présence de pollen fraîchement récolté en haut du cadre.

Premier cadre de couvain de la saison 

J'ai également constaté la présence d'une colonie bourdonneuse où la reine était toujours présente. Les abeilles tiraillaient cette reine dans tous les sens. Elle ne pondait plus que du mâle. J'ai donc décidé de la tuer. J'ai retiré le cadre de couvain de mâle. La colonie étant définitivement orpheline et vraiment très nombreuse en population, je l'ai donc placé au-dessus d'une ruche de production sans grille à reine. Si tout se passe bien, la reine de la ruche de production viendra pondre dans le corps au dessus. D'ici une dizaine de jours, je pourrais retirer le corps de la ruche du dessus, l'emmener dans un autre rucher et y introduire une reine fécondée. J'essaie de mettre en pratique ce que j'ai appris aux journées Guth au mois de janvier 2006 (voir archive et compte-rendu du 12 février 2006). J'espère que cette petite manipulation portera ses fruits.

Ruche orpheline sur ruche de production 

J'ai ramené 2 ruches. Une colonie était morte, trop petite pour consommer le candi et l'autre était en train de se faire piller par ses voisines. Cela amène le pourcentage de perte à 6,5 %.

J'entends à l'instant même la météo du JT de 20 h qui nous annonce de nouveau une baisse des températures et de la pluie pour demain. Avec ce mauvais temps, je me demande bien quand je vais bien pouvoir poser mes trappes à pollen. Mais il faut voir le bon côté des choses, cela me laisse le temps de nettoyer correctement mes planchers avant la récolte du pollen de saule.

Je tenais également à vous faire part de la présence d'un compteur de visite installé sur la page d'accueil le 19 mars dernier. Cela me donne un aperçu de la fréquentation du site. Le journal a l'air de beaucoup plaire aux internautes et je tiens à les remercier pour les différents messages reçus sur ma boîte mail.

 

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Jeudi 23 mars 2006

Matin

3
°C

Après-midi

11
°C

 

Le temps est resté couvert toute la journée mais peu importe nous sommes tout de même partis, Vincent et moi, voir mes abeilles en début d'après-midi.

Le nettoyage et la désinfection des planchers avancent correctement. Depuis mardi, nous avons fait 6 ruchers soit  nettoyé 236 planchers de ruche. Le dos travaille beaucoup car je dois sans cesse être courbée pour  brosser et nettoyer les planchers. Mais ce travail avance plus vite depuis que Vincent peut de nouveau me donner un coup de main. Il soulève les ruches et je nettoie les planchers. Il ne me reste plus que 4 ruchers et le nettoyage des planchers sera terminé pour la pose des trappes à pollen.

J'ai reçu ce matin un appel du Rucher de l'Escoutay. Mes 100 reines "origine Frère Adam" arrivent mercredi prochain.

Pour cela, j'ai décidé d'aller stimuler les colonies où je vais prélever des cadres de couvain. Le nourrissement au sirop me permettra de stimuler la ponte des reines avant de prélever les cadres mais aussi de les nourrir un peu.

Cuve de sirop 

J'ai remarqué que certaines colonies ont repris fortement leur élevage de larves et ont donc consommé une bonne partie de leur réserve.

J'ai observé une colonie qui criait famine et où le couvain était piqué. Je m'en suis aperçue en nettoyant les planchers car des larves blanches, intactes gisaient sur celui-ci. D'où l'importance de bien observer les déchets sur les planchers car ils nous en apprennent beaucoup. Si je n'avais pas nettoyé les planchers et observé cela, cette colonie serait peut-être morte de faim à l'heure qu'il est. Bien sûr, cela reste un cas isolé mais le reste des colonies ont repris leur élevage et ont donc besoin de nourriture pour les jeunes larves. En ce moment la nature est peu généreuse et je dois veiller aux provisions des colonies.

Nous avons donc chargé, à l'aide du Manitou, le bidon de sirop sur le 4x4. Lors des nourrissements au sirop, j'utilise toujours ce véhicule car il permet de charger facilement une cuve de sirop de 1 000 litres. Le chargement est aisé car des ridelles peuvent s'ouvrir de chaque côté du véhicule.

Cuve à sirop + pompe à sirop 

Comme on peut le voir sur la photo, j'ai aussi chargé la nouvelle pompe à sirop acheté chez Thomas le mois dernier (voir le lien Matériel pour plus de détail sur cette pompe). J'avais hâte de la mettre en marche mais j'étais surtout inquiète car je n'avais pas mis à chauffer mon sirop avant de partir aux ruchers.

Le commercial de chez Thomas m'avait confirmé que l'on pouvait utiliser cette pompe sans chauffer le sirop mais je n'y croyais qu'à moitié. Tous les modèles de pompe, que j'avais vu jusqu'à présent, rendaient obligatoire de chauffer le sirop avant de faire fonctionner celles-ci.

Et bien je me suis trompée, cette pompe fonctionne à merveille même sans chauffer le sirop. Le débit est assez rapide avec le tuyau de 6 mètres de long et permet de nourrir facilement 32 ruches en moins de 7 minutes. Bien sûr ce ne sont pas de grosses quantités de sirop que je distribue pour stimuler. C'est l'équivalent d'une grande assiette, niveau diamètre (voir photo ci-dessous). Mais cela me donne déjà un aperçu de ce que l'on peut faire avec cette pompe.

Distribution du sirop (équivalent d'une grande assiette) 

Je suis ravie car je vais enfin pouvoir faire mes nourrissements automnaux sans devoir porter de lourds seaux de sirop et devoir faire des allers et retours pour les remplir de nouveau. Les nourrissements au sirop vont devenir une partie de plaisir. Le moteur de la pompe n'est pas si bruyant et la pompe est facile à démarrer.

Vincent m'a fait les branchements et m'a monté une vanne "quart de tour" pour la distribution du sirop, en attendant le pistolet distributeur de chez Thomas. Avec la vanne, je peux distribuer le sirop à chaque ruche sans mettre du sirop partout. En fermant la vanne, la distribution du sirop est coupée nette.

Vanne "quart de tour" 

Nous avons stimulé au sirop 90 colonies et ramené 4 colonies mortes. Le pourcentage de perte est de 7,5 %. J'ai remarqué également la présence de 3 colonies bourdonneuses dont je m'occuperais à la venue de mes prochaines reines.

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Samedi 25 mars 2006

Matin

10
°C

Après-midi

16°C

 

Cela fait deux jours où nous travaillons, Vincent et moi, sous les averses. Les températures radoucissent mais maintenant il faut faire avec la pluie.

J'ai fini ce matin de nettoyer tous les planchers de mes ruches. Une charge en moins. Mon dos va se sentir soulagé désormais. C'est un travail assez dur, mais il en vaut la peine surtout lorsque l'on produit du pollen comme moi. Les déchets, qui se trouvaient sur les planchers, ne se retrouveront donc pas dans les tiroirs de la trappe à pollen. Le temps du tri du pollen se trouve donc considérablement raccourcit.

J'ai consulté les prévisions météo à long terme et le temps annoncé semble doux avec quelques averses. Je pense commencer dès demain à poser mes trappes à pollen car comme le montre la photo du dessous, les saules commencent à fleurir.

Floraison des saules marsaults 

Ce n'est que le tout début car beaucoup de saules sont au stade de la photo suivante. Mais comme les prévisions météo sont douces, leur floraison ne tardera pas.

Saule marsault prêt à fleurir 

Ce sera bien la première fois, depuis quatre années que je produis du pollen de saule, que je poserai les trappes si tard dans la saison. J'espère seulement qui ne pleuvra pas trop souvent pour que mes abeilles puissent sortir butiner les saules.

Le reste de l'après-midi fut réservé à la distribution du sirop pour stimuler les colonies en vue de la récolte du pollen. La pompe à sirop a fonctionné à merveille et me fait gagner un temps précieux. Dans la journée, j'ai pu nourrir 249 colonies. Bien évidemment sans la pompe, je n'aurais pas pu en faire autant.

En moyenne pour un rucher de 36 ruches à stimuler au sirop et en comptant le temps de retourner les nourrisseurs (car ils étaient retournés pour nourrir au candi), il faut compter 25 minutes.

Je suis repassée sur un rucher que j'avais nourri au sirop la veille. Je voulais savoir si les abeilles étaient bien en train de prendre le sirop. Mes inquiétudes se sont effacées quand j'ai vu toutes ces abeilles amassées dans le nourrisseur. Elles étaient bien en train de le redescendre dans le corps de la ruche. Il est vrai que si les températures restent aussi douces, elles n'auront aucun mal à aller chercher le sirop dans le nourrisseur.

J'espère que la journée de dimanche sera belle car en plus de poser des trappes à pollen, il me faudra prélever des cadres de couvain pour l'arrivée des 100 reines mercredi prochain. Je n'aime pas prélever des cadres de couvain trop tôt en raison de l'acceptation des reines. En effet plus les cadres sont prélevés tard, mieux la reine est acceptée par sa nouvelle colonie. Mais je n'ai pas trop le choix car le début de la semaine n'est pas annoncé très beau niveau météo.

Je voulais également vous faire part d'une journée porte ouverte chez un de mes collègues apiculteurs, Monsieur Matthieu Riche. Cette journée aura lieu le 23 avril prochain dans le Haut-Rhin, à Traubach le Bas et le thème de la journée portera sur la découverte d'une ferme apicole. Pour plus de renseignements, cliquer ici.

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Dimanche 26 mars 2006

Matin

12°C

Après-midi

20
°C

 

Matinée pluvieuse et en plus du mauvais temps, il y avait ce fameux changement d'heure ce qui ne m'a pas mis en avance. Le plus dur dans le changement d'horaire, c'est toujours le premier jour. On a toujours l'impression d'être en avance, alors qu'on a une heure de retard !

J'ai profité de ma matinée pour préparer le 4x4 en vue de prélever des cadres de couvain fermé pour l'arrivée de mes reines mercredi. Je me suis demandée toute la matinée s'il allait enfin faire un rayon de soleil. Puis le ciel s'est éclaircit vers 11h30. J'ai chargé 32 ruches car c'est en moyenne ce que je peux remplir en une après-midi avec l'aide de Vincent.

Chargement du 4x4 

L'après-midi fut vraiment douce et les abeilles ramenaient beaucoup de pollens de noisetier. En les observant, je me suis rendue compte qu'il était encore trop tôt pour poser les trappes à pollen. Les abeilles récoltent encore à plus de 95 % du pollen de noisetier. Je préfère pour l'instant leur laisser ce pollen pour leur élevage. La nature est vraiment très en retard cette année ! A cette date là, les autres années, je produis déjà du pollen de saule.

Je suis partie en début d'après-midi sur un rucher pour prélever mes cadres de couvain fermé. Les abeilles étaient vraiment calmes. En moyenne j'ai prélevé 1 à 2 cadres de couvain par ruche de production.

Je dispose mes 2 cadres de couvain contre la paroi de la ruche et dispose ensuite le cadre de provision et un cadre de cire gaufrée.

Préparation de l'essaim artificiel 

Je fais glisser l'isoruche contre le cadre de cire gaufrée pour isoler l'essaim du reste des cadres de cire gaufrée qui remplissent la ruche. Je recouvre ensuite l'essaim avec le morceau d'isoruche qui dépasse.

Isolation du froid de l'essaim 

Je pratique cette méthode de protection contre le froid surtout en début de saison. Les journées et les nuits sont encore fraîches et l'essaim est encore petit en population pour chauffer une ruche entière.

J'ai prélevé en tout 64 cadres de couvain fermé et donc rempli 32 ruches. Je n'aime pas trop préparer les essaims d'avance mais avec la météo annoncée les prochains jours, je n'ai vraiment pas le choix.

Je ne pense pas remplir mes 100 ruches comme convenu car j'ai repéré quelques ruches orphelines possédant encore une bonne population. Chaque année, c'est toujours la même chose. Je me retrouve avec des colonies belles en population mais orphelines. Pour éviter de perdre ces colonies, j'introduirais une reine fécondée ces prochains jours.

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Mardi 28 mars 2006

Matin

8
°C

Après-midi

14°C

 

Les températures se sont rafraîchies par rapport à hier et je dois jongler entre les averses pour pouvoir travailler aux ruchers. Il a plu beaucoup depuis ces derniers jours mais je ne peux plus faire de relever de pluviométrie car mon pluviomètre électronique est hors service. Il affiche moitié de la quantité d'eau tombée et de plus si je veux avoir les relevés de la journée, il faut que j'attende le lendemain sinon pas moyen d'avoir les données. Je crois que mon pluviomètre doit avoir les fils qui se touchent comme on dit chez nous !

Heureusement la journée d'hier fut douce et m'a permis de préparer 32 essaims artificiels en plus des 32 déjà faits dimanche dernier (voir archive du 26 mars 2006). 64 essaims artificiels sont déjà prêts. Seule ombre au tableau, en raison des grèves contre le CPE, l'envoi des reines, qui devait se faire lundi, est reporté à mercredi. La Poste refuse l'envoi de colissimos car ils ne sont pas en mesure de respecter le délai de livraison. Je ne sais pas si les personnes, qui font grève, se rendent compte de la gène qu'ils occasionnent ! Je ne les aurais donc que vendredi si tout va bien. J'espère que tout ceci n'aura pas de répercussion sur l'acceptation de mes futures reines.

J'ai commencé ce matin et cet après-midi à poser mes trappes à pollen pour la récolte de pollen de saule marsault. Vincent est venu me donner un coup de main pour l'après-midi.

Ne pouvant pas prélever des cadres de couvain fermé en raison de la baisse des températures, la pose des trappes à pollen s'envisageait.

Pose des trappes à pollen d'entrée 

De plus en plus de saules fleurissent mais je ne sais pas si la récolte sera bonne cette année. La pose des trappes commence tard et en plus il pleut. Mais bon, rien n'est joué !

J'ai posé les trappes à pollen et il me reste encore 5 ruchers où je dois poser des trappes. La pose des trappes est assez rapide car comme il ne fait pas très chaud, les abeilles restent à l'intérieur de la ruche et je n'ai même pas besoin de les enfumer. Je dois introduire les deux pattes qui dépassent à l'arrière de la trappe dans la ruche (pour plus de détails sur le modèle des trappes à pollen cliquer ici). Ces 2 morceaux de bois permettent à la trappe à pollen de bien tenir à la ruche et de ne pas glisser lors de chaque passage de récolte du pollen. La trappe à pollen obstrue complètement l'entrée et les abeilles sont donc obligées, pour rentrer et sortir de la ruche, de passer par le peigne à pollen. Ceci fait, je n'ai plus qu'à relier le fil métallique qui se situe sur le toit de la trappe à la ruche où j'ai fixé un anneau métallique. La trappe à pollen est maintenant fixée.

Rucher avec trappes à pollen 

Pour utiliser ce type de trappe d'entrée, j'ai du couper mes planchers plastiques à ras (photo de gauche). Mais par la suite, j'ai trouvé l'idée de conserver une partie de la planche d'envol pour pouvoir utiliser les portes d'entrée Nicotplast en hiver (photo de droite).

                    

Dans ce deuxième cas, il y a un vide entre la ruche et la trappe à pollen lors de la pose. Pour combler ce vide, je mets une petite latte de bois entre la trappe et la ruche. Cette petite latte me sert également de réducteur d'entrée pour l'hivernage des colonies.

Latte de bois entre la ruche et la trappe 

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Jeudi 30 mars 2006

Matin

10°C

Après-midi

16°C

 

Journée des plus maussades, il a plu toute la journée avec des rafales de vent de 60 km/h. J'ai profité de ce "merveilleux temps" pour aller à Vitry le François, chercher la poulie du compresseur d'air qui avait rendu l'âme ces jours derniers. Une bonne nouvelle, celle-ci ne se fait plus en plastique (comme l'était l'ancienne poulie) mais en métal. En effet le constructeur s'est rendu compte de la faible résistance de ces poulies en plastique et a préféré changer de matériau. Vincent a remonté celle-ci en 2-3 mouvements et le compresseur était comme neuf. Plus de bruits bizarres lors de la mise en route.

J'en ai profité pour faire l'achat de quelques bombes de silicone pour obstruer quelques petits trous sur les ruches. J'utilise le silicone lors de la pose des trappes à pollen. Le silicone dépanne bien lorsqu'il y a de petites brèches sur des ruches qui vieillissent mal. Si je laisse le moindre trou, les abeilles prennent vite le pli de passer par celui-ci et adieu le pollen dans le tiroir des trappes !

En parlant de trappes à pollen, j'ai fini de toutes les poser hier après-midi. J'ai terminé les 5 ruchers. La journée était plus belle que celle d'aujourd'hui et les abeilles sortaient beaucoup. Au moment du cliché ci dessous, je venais juste de poser les trappes à pollen. Cela occasionne une certaine gène aux abeilles pendant une demi journée, le temps qu'elles se fassent à l'idée qu'il est impératif de passer par le peigne à pollen pour pouvoir rentrer dans la ruche. Après ce temps, il n'en est plus rien et les abeilles rentrent directement dans la trappe.

Mais où est l'entrée de notre ruche ? 

J'ai fait également l'acquisition de 10 mètres de fil extensible.

 

Je compte couper celui-ci pour former 4 extenseurs. J'aime utiliser ces extenseurs car ils sont rapides d'utilisation et évitent que les toits s'envolent lorsque les ruches sont chargées sur le 4x4. Evidemment les extenseurs ne serviront que pour les courts trajets et les terrains non accidentés. Ils ne remplacent pas les grandes sangles à cliquet pour les transhumances mais servent assez bien pour le transport de ruches pour faire des essaims artificiels.

Cet après-midi je suis allée chercher, dans les différents ruchers, les ruches orphelines que j'avais repéré. J'ai décidé cette année de les regrouper dans un seul rucher. Cela m'évite de courir d'un rucher à un autre pour voir si les cellules royales ou les reines fécondées, que j'ai introduit, ont été acceptées. J'ai ramené 11 ruches orphelines. Sur les plus populeuses, j'introduirais une reine fécondée que je dois recevoir demain. Les plus faibles en population seront secouées dans le rucher et les abeilles iront négocier leur entrée dans les ruches voisines.

Si tout se passe bien, demain je dois recevoir le colissimo de mes 100 reines origine Frère Adam. J'espère que la météo sera de la partie pour l'introduction des reines.

 

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Vendredi 31 mars 2006

Matin

10
°C

Après-midi

18°C

 

Journée agréable comparée à celle d'hier. La matinée est restée couverte jusque vers 11h30. L'après-midi fut ensoleillé avec quelques passages nuageux, dommage que nous avions autant de vent avec des rafales à 60 km/h.

Mes 100 reines fécondées sont bien arrivées ce matin en colissimo vers 11h. Dès leur arrivée je les ai placé dans ma couveuse.

 

A l'intérieur de celle-ci, il y règne une température de 28-30°C et un taux d'humidité convenable. Le fait, de les placer en couveuse, permet aux reines et aux abeilles accompagnatrices d'être moins stressées. La température est stable et de ce fait les abeilles s'épuisent moins à vibrer des ailes pour fournir de la chaleur à la reine. Il ne faut pas oublier qu'elles ont passé deux jours entiers enfermées dans une boîte colissimo. Pour cela je mets sur chaque cage d'introduction une goutte d'eau. Les abeilles accompagnatrices se ruent immédiatement sur l'eau pour la consommer.

Nous sommes partis, Vincent et moi, en tout début d'après-midi pour aller introduire mes reines dans les ruches que j'avais préparé. Comme ces essaims étaient déjà préparés depuis dimanche et lundi dernier (voir archive du 26 mars 2006), j'ai préféré contrôler les cadres de couvain fermé pour voir s'il y avait présence de cellules royales. A ma grande surprise, les abeilles n'avaient pas construit de cellules royales ou très peu. Il est vrai que ces essaims sont faits très tôt en saison et il n'y a pas encore beaucoup de jeunes abeilles dans les ruches ce qui expliquerait la faible présence de cellules royales.

J'ai donc introduit 64 reines fécondées sur 2 nouveaux ruchers. Pour cela je dépose la cage d'introduction avec la reine et les accompagnatrices au dessus de la tête des cadres de couvain fermé. Je mets à côté de la cage un petit morceau de candi pour attirer les abeilles près de la cage d'introduction. Je remets ensuite le morceau d'isoruche qui reste à la surface des cadres au dessus de ma reine fécondée pour isoler l'essaim du froid (voir archive du 26 mars 2006).

Essaim artificiel recouvert par l'isoruche 

J'ai contrôlé ensuite les ruches orphelines que j'avais regroupé la veille sur un seul rucher. Sur les 11 orphelines, j'ai introduit 9 reines car les 2 autres ruches restantes possédaient une reine qui avait apparemment repris sa ponte. J'ai repéré ces 2 ruches et compte bien changer les reines dans la saison pour celles-ci.

La plupart des ruches étaient bourdonneuses. Elles possédaient une reine qui ne pondaient plus que du mâle. J'ai donc retiré les cadres de couvain de mâle et tué la vieille reine pour la remplacer par une reine fécondée.

Nous sommes ensuite partis sur un autre rucher pour préparer 16 essaims artificiels dans lesquels j'ai introduit de suite les reines fécondées qui restaient à ma disposition. Je me suis rendue compte que plus la reine était introduit peu de temps après le prélèvement des cadres de couvain, mieux elle était acceptée par sa nouvelle colonie. De plus cela demande beaucoup moins de manipulation des cadres car il n'y a pas à vérifier (comme je l'ai expliqué plus haut) la présence de cellule royale.

Le prélèvement des cadres fut agréable car nous étions à l'abri du vent. J'ai pu tirer quelques tiroirs des trappes à pollen pour voir si les abeilles avaient ramené un peu de pollen de saule. Les pelotes étaient très petites et peu nombreuses ce qui est normal car nous avons en ce moment beaucoup de vent et des températures ne devenant agréables qu'en début d'après-midi. J'espère que la chaleur va bientôt revenir mais à entendre la météo du JT de 20h, le début de la semaine prochaine va être plutôt fraîche. Le printemps commence mal pour la récolte du pollen de saule...

Au total, j'ai introduit 89 reines "origine Frère Adam". Il me reste donc pour demain à prélever 22 cadres de couvain fermé pour les 11 reines qui me restent à introduire.

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